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Ventes complexes

Les erreurs qui coûtent un mandat (et comment les éviter)

Portrait de Keyvan Miri, dirigeant d’agence Par Keyvan Miri

Un mandat perdu n’est presque jamais une question de chance. C’est une suite de petites erreurs évitables, souvent les mêmes. La bonne nouvelle : qui dit erreurs identifiables dit erreurs corrigeables. Voici celles qu’on voit revenir le plus souvent, et le réflexe qui change le résultat.

Erreur 1 : surévaluer pour « faire plaisir » au vendeur

C’est l’erreur reine. Pour décrocher le mandat, on flatte le prix. Le vendeur est content… une semaine. Puis le bien ne se vend pas, il s’use sur le marché, et le mandat finit chez un confrère ou en exclusivité perdue. Annoncer un prix réaliste, argumenté, fait perdre quelques mandats à court terme et en gagne beaucoup plus à moyen terme, parce que ceux-là se vendent.

Ce qu’on voit chez Imoss (Paris 18e). Le bon agent n’est pas celui qui dit le prix le plus haut, c’est celui dont l’estimation se confirme à la vente. La réputation se construit là : sur des estimations qui tiennent.

Erreur 2 : arriver sans préparation sur le secteur

Un vendeur teste, souvent sans le dire, votre connaissance réelle de son quartier : prix pratiqués, biens vendus récemment, délais. Arriver avec des généralités vous décrédibilise en deux minutes, et tout le reste de l’entretien part avec.

Erreur 3 : parler plus qu’écouter

Le réflexe du débutant : dérouler son argumentaire. Or un vendeur signe à celui qui a compris sa situation, pas à celui qui a le mieux récité. Plus vous écoutez tôt, plus vous closez juste.

Erreur 4 : négliger le suivi

Beaucoup de mandats ne se prennent pas au premier rendez-vous. Ils se prennent au rappel, parfois des semaines plus tard, quand le vendeur est prêt. L’agent qui ne suit pas offre le mandat à celui qui suit. Un suivi discipliné bat un beau premier rendez-vous sans lendemain.

Erreur 5 : fuir l’objection au lieu de la traiter

« C’est trop cher en honoraires », « je vais essayer seul d’abord », « je réfléchis ». Esquiver ces phrases ne les fait pas disparaître, ça laisse juste le vendeur décider sans vous. Une objection nommée et traitée calmement rassure ; une objection évitée se transforme en non silencieux.

Erreur 6 : confondre sympathie et confiance

Être apprécié ne suffit pas à être choisi. La confiance se gagne sur la compétence démontrée (estimation juste, maîtrise du cadre, clarté du plan d’action), pas seulement sur le relationnel. Les deux comptent, mais la compétence porte la décision.

Pour qui cet article n’est pas

Si vous cherchez une phrase magique de closing, il n’y en a pas. Le closing n’est pas un tour de passe-passe en fin d’entretien, c’est la conséquence de tout ce qui précède : préparation, écoute, estimation crédible, suivi. La technique sans le fond ne tient pas.

Foire aux questions

Quelle est l’erreur n°1 qui fait perdre un mandat ?

Surévaluer le bien pour décrocher le mandat. Le vendeur est satisfait au début, mais le bien ne se vend pas et le mandat est perdu ensuite.

Faut-il toujours annoncer le prix réaliste, même si ça déplaît ?

Oui, avec des arguments. Une estimation qui tient construit votre réputation ; une estimation flatteuse la détruit à la première non-vente.

Comment rattraper un vendeur qui « réfléchit » ?

Par un suivi régulier et utile, pas insistant. Beaucoup de mandats se prennent au rappel, quand le vendeur est réellement prêt.

Le closing s’apprend-il ?

Oui, mais pas comme une astuce finale : comme la conséquence d’une méthode complète (préparation, écoute, estimation, traitement des objections, suivi). C’est ce que travaille Conseillers Élite. Si vous débutez, posez d’abord des bases solides en immobilier.

Sympathie ou compétence pour décrocher le mandat ?

Les deux aident, mais la décision se prend sur la compétence démontrée. Être apprécié sans être crédible ne fait pas signer.

En résumé

On ne perd pas un mandat par malchance, on le perd sur des erreurs précises : surévaluation, impréparation, monologue, suivi négligé, objections évitées, sympathie confondue avec compétence. Chacune se corrige. Le closing n’est pas un tour de magie, c’est la somme de ce qui précède. Pour travailler la méthode complète : Conseillers Élite.


Écrit par Ismael Yigitler et Keyvan Miri, dirigeants de l’agence Imoss Immobilier (Paris 18e) et co-fondateurs d’immobilierformation.com. On forme comme on travaille : en praticiens en activité, pas en coachs.

3 questions · 30 secondes

Quel parcours est fait pour toi ?

Réponds honnêtement — on te dit lequel de nos 3 parcours correspond vraiment à ta situation (et lequel éviter).

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